Cowboy

A la manière des cowboys fous

Je quitte la ville cette charnière

Je crache à la gueule mon dégoût

Je lâche mon mégot à l’ arrière

D’ un bar à putes, d’ un bar à trous

J’ emporte avec moi l’ esprit

Du vieux chaman de poésie

Qui m’ a pris sous son aile brisée

Qu’ il soignait à l’ alcool saigné

Je m’ en vais dégainer au monde

Mes chansons rudes d’ outre-tombe.

J’ ai fait mon temps, traînard des rue traînard des champs. Dites à ma femme que j’ aimais le chien.

 

 

 

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Pensée #116

« Lorsque Stephen Hawking parle, tout le monde l’ écoute; quand je crie, personne ne m’ entend.

Quand on demande à Stephen Hawking de marcher, il hurle; lorsque je marche en ville,   tout le monde m’ observe. »

Sensation

bhakti

Je ressens en tout animal l’ esprit d’ un prophète

Ceux qui pointent soleils tels une alouette

Il n’ y a pas de plus pure cause

Que l’ esprit du vivant

Je caresse mon chat je fais une pause

Dehors la pluie va cinglant

Dans le triangle des Bermudes

L’ on voit la certitude

Que l’ on voit, qu’ on le croit, que l’ on sent

Abrités nous font les buissons devins au vent.

Bon voyage

Elle n’ accepte pas la matière noire

Cette farce de psychothérapie

Et le songe à côté fait déjà crier gare

A vous capitaine, à vous Messie

Nous n’ acceptons pas les débordements

D’ ailleurs en débardeur vous manquez de déodorant

Allez à la douce eau frotter vos sentiments

« Mais je sens monsieur le pénitent, votre âme rebelle à l’ affût tel que l’est ce surin que je vous offre pour tuer la gerbe de l’ angoisse inhérente à tout prisonnier. Faites en bon usage et bon voyage en enfer »

« Simplement monsieur, me condamner n’ est rien à côté du chagrin que je graverai aux murs de ma cellule au fil de cet outil, et le voyage sera un égarement parmi les poiriers de mon enfance.

Merci »

 

 

 

Pastel et récits #2 Dans les soutes

Navire

Peu importe la houle

Peu importe le froid

Peu importe la foule

Peu importe l’ endroit

Je vogue et laisse mer

M’ étourdir en la terre

Qui recule toutefois

Vagues l’ une après l’ autre

Costauds sont mes gaillards

Je suis une oeuvre d’ art

Alors loupez crachez

Dans mes soute croissantes

Je vous laisse et je bois

Rhum à Marie-Galante.

Au gré des cimetières

La folle naissance de nos idées

Prend racines au fil des cimetières

Celui où les chats vont chanter

Et réveiller dessous la terre

Nos amis enfermées dans les boîtes

Qui se rejoignent au pire paradis

Celui des chercheurs de patates

Celui des trouveurs incompris

Qui ont tant de choses à conter

Mais pas assez pour y survivre

Et s’ en vont au cri la bannière

En gage de leurs fleurs fanées

Aller chercher l’ oisillon libre

Et même les oeufs des damnés.

 

Pastel et récits #1 -Souffrance-

Souffrance

Les fruits d’ essence et de la pulpe chair dévoile une sensation sale et pubère de coeur. Elle sent l’ acide et brûle la gorge. Elle rend timide dessous la toge. On a envie de la cracher par tous les orifices et cela devient héroïque de la trouver où elle se cache pour la traquer et la pomper pour qu’ elle déverse à l’ instar des voleur de gazole dont on aura le gras parfum dont se détache les oiseaux : c’ est la souffrance.

Peu importe

J’ ai lié les deux

Le soleil et le vent

L’ espoir et le tourment

La colère, le firmament.

Enchaîné tout ça me paraît bien pour un nouveau soleil

En parler laisse la chose induite aussi bien que l’ existence d’ extraterrestres.

Dans l’ univers instantané,

Il  y a bien des aliens en train de pleurer

Et bien des soucoupes en train de valser

Ils reviennent enfin

Pour me chercher

Et ils ont faim d’ humains

On va partir chasser

Peu importe pour quel dieu.

Survivre

Les aquarelles de mon enfance

Ont pris le pinceau cette nuit

Pour refaire à pleine cadence

L’ horrible tableau de ma vie

J’ ai donc repris la certitude

Qu’ il y a caché dans une grotte

Un père à la belle attitude

Celui qui souffle celui qui frotte

Les blessures de l’ altitude

Mon père : reviens avant de partir pour toujours

il n’ y a plus cette oreille attentive à mon jeu de guitare

je ne joue plus pour personne

j’ écoute seulement les plaintes mélodieuses des plus grands

que je ne voulais pas rejoindre car j’ étais chargé d’ une mission -survivre sans toi-

 

 

Muguet

Je vois le soleil au dehors

Celui qui anime, fait s’ agiter les corps.

J’ aimerais goûter de cette lumière

Celle qui ensable les terre.

Il y a de quoi faire un homme

Il y a de quoi faire la somme

Des antiquités

Qui laissent l’ illettré fragile

Mais je sais compter pauvre de moi

Je laisse éclater ma terreur et frôle la fin du monde

Pour un brin de muguet

J’ irai courir les champs

Dès l’ an prochain.

 

La boucle est bouclée

J’ aimerais être un taureau dans l’ arène pour montrer au torero que c’ est lui l’ animal, que j’ ai en moi ce qu’ il y de plus humain : l’ abandon dont la nostalgie des corps fait rêver les hommes de leurs propres guerres, de leur propres massacres.

Cette nostalgie je la retiens dans mes cornes brisées qui repousseront en lames de couteaux qui feront de moi-même un torero quand le poing fermé sur la gâchette je jouerai au héros de bande dessinée dans mon lycée.

Ainsi n’ aurai-je pas la délivrance de l’ âme mais la chance par cet exploit d’ être réincarné en homme : en torero…

Le canif

J’ ai commandé à Dieu

Une main neuve et sacrée

Lui le plus grand des pieux

Il me l’ a accordée

Comme on accorde une guitare

A son fils bien-aimé

Et ainsi lui faire croire

Qu’ à la perte d’ un frère

Il pourra lui crier

Son mal-être en ces cordes qui hurlent

Et guide le parti en exil

Vers son chemin glacé, que dis-je cryogénisé.

C’ est Shiva ô mon Dieu dont l’ apocalypse

Prend sa place sous mon aile.

J’ entends de l’ éclat du désespoir que la fin est proche

Je donne au chat à boire et glisse la lame en poche

J’ irai couteau à couteau

Demander des comptes à tous les curés

Qui malencontreusement auront de mon canif

L’ éclat rouge soyeux vif

Des enfants que l’ on prive de musique

Mon Dieu la face du monde est juste un brin tardif.

La chaleur

A fleur de l’ aube

L’ on m’ a vu la crampe au bras

Faisant la fraude

Au gai luron

Le soleil fort tapait

Et désorientait les mouettes

De mon pays dont les oiseaux son maudits

Et la terre infertile

Dis moi mon Dieu

Quand reverrai-je mes montagnes

Et les maisons nichées au creux de la roche

Je serai de la débauche s’ il le faut

Je ne serai plus moche et vous ne serez plus beau.

 

La lune

Entre les fleurs et les oiseaux

Il y a les ciseaux qui bourreaux

Effleurent ébrèchent

Les tiges et puis l’ herbe sèche

Qui en mélangeant sorcellerie

Avec une pointe d’ insomnie

Révèlent et creuse au fond du ciel

La lune qui paraît éternelle.

 

Un grand voyage indien

Je pars loin : au Kénya.

Pour préparer les Jeux Olympiques à Paris.

Du lourd et des marathons à venir, des trucs de fous

Ma tête a enfin décidé de prendre le pas.

Le relief de ma vie s’ harmonise

Je reviendrai en Harley-Davidson du pèlerinage du Gange.

Le cimetière

Le délire palpite

Tandis que l’ encre foule

Mon diadème de cosmos

Les animaux s’ agitent

Tandis que le sang coule

Autour de moi un os

Circulaire me paralyse

En-dessous  terre m’ enlise

Je respire de la poussière

L’ on m’ inclut dans la terre

Je suis là

Je suis las

Des pelles qui rebouchent

Des merles qui accouchent

Dans ma bouche molletonnée

Les oisillons sont nés

Et j’ en suis bien ravi

Je leur sers de nid

Une goutte

Il y a là un mystère

Entre la vie

Entre la mort

La création

La destruction

La pauvreté

Et la richesse

Avant que Shiva ne me laisse,

Mahalakshmi et ses richesses

Brahma le grand le créateur

Vishnou le doux le garde-horreur

Ganesh un jour m’ apparaîtra

Son regard ne trahira pas

Mes erreurs, mes joies et mes pleurs

Seront faits goutte christalline

Lavant les pieds par Joséphine.

 

Saine et sauve

Ce matin j’ ai craché à la gueule de la pluie, frappé le vent de mes poings dans le vide, et envoyé le soleil se faire foutre.

Il me resta alors un croissant de lune de jour pour espérer qu’ elle me revienne avant la nuit, saine et sauve.

Il y avait des motards autour de moi, il semblaient me protéger de la luxure malgré leurs bécanes rutilantes lesquelles je ne saurais piloter, sain et sauf.

Il y avait ma mère aussi je la sentais, bienveillante apaisant les angoisses.

Et finalement, on a tous fini sains et saufs.

Christophe

La première chose que j’ ai fait c’ est prendre mon autre frère dans mes bras. Il m’ a dit que ça avait été dur d’ aller le voir mort à l’ hôpital, je n’ ai d’ ailleurs pas voulu y aller.

Puis, j’ ai vomi.

Christophe disait souvent qu’ il avait une bonne étoile. J’ ai passé chez ma mère avec lui un an à boire et à fumer et à nous disputer parfois mais quel bon gars c’ était avec son goût pour les histoires de cul et autres délires qu’ il farfouillait sur internet. Il savait trouver des bijoux : des vidéos marrantes, des films, des séries.

J’ aimais quand il faisait la cuisine et qu’ on mangeait sur la terrasse.

On a passé quelques temps et à mon initiative, à se demander s’ il était possible de penser à deux choses en même temps, dans un seul cerveau je veux dire. Christophe m’ a répondu un jour qu’ il pensait que ce n’ était pas possible.

J’ aurais voulu lui répondre, si regarde : « Je pense à toi et à moi »

Il est mort un lendemain de fête de la musique mais chante sûrement là-haut des berceuses pour sa fille.

Je vais pas vous le cacher mais je me cache encore pour pleurer.

 

 

Halal

J’ avais raison sur le supplice

Qu’ infligent les hommes aux animaux

Avec leurs dieux comme complices

Ils suivent leurs barbares idéaux

Mes poèmes ne sont pas un livre

Mais je ne les tiens pas pour saints

Tandis que ceux qui se délivrent

De toute culpabilité

Ont vite fait de laver leurs mains

Magnifique violence qui rend ivre

Ils en vomiront leur destin

Le lion

Lion

Le lion en décadence livre des lèvres de serpent

Oui mais le lion de par malchance a la saignée de grosses dents

Il veut en découdre avec le chasseur lequel lui trouve goût de poulet

Ce braconnier dans sa belle heure finira hachis parmentier

 

Guili-guili

La première goutte de sang

Vint quand elle s’ asseyant

Le gourdin d’ un homme passant

Mit en émoi, claquant de doigt

Fît réchauffer le creux de femme

Que porte toutes jeunes filles

Guili-guili d’ une brindille

Radiohead – Creep (incroyable)

Thom Yorke nous livre une prestation d’ écorché amoureux maudit qu’ il fût :

En effet cette chanson est un fragment de sa vie durant lequel, amoureux fou, il suivait compulsivement la femme aimée tout en souffrance et introverti qu’ il était.

Enivrez-vous Charles Baudelaire

 

baudelaire

Il faut être toujours ivre, tout est là ; c’est l’unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.

Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous!

Et si quelquefois, sur les marches d’un palais, sur l’herbe verte d’un fossé, vous vous réveillez, l’ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l’étoile, à l’oiseau, à l’horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l’étoile, l’oiseau, l’horloge, vous répondront, il est l’heure de s’enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise.

Dans les yeux de Valérie

Il y a des sacres faits au sang et des sacres bleus d’océan mais il n’ a que le vert flambant des yeux de jungle de celle que j’ aime qui vaut bien plus que de l’ argent et transfigure les lianes rouges de soleil, qui éclaire les demains chantants.

Les rides de lave

Aux floraisons de nos enfants

Pointe le front du firmament

Et comme il est de bonne coutume

On reconnaît de l’ amertume

De ne plus avoir la peau vive

Mais des rides creusées de lave,

J’ attends fièrement

Le pieux volcan.

 

C’ est moi le bourreau

J’ arrache un coeur à ce mouton

Que ces dégeulasses égorgent

Ils sauront bien le fissurer

Pour comme des vampires à fond

Sucer le sang qui en dégorge.

Et ainsi absorber l’ acide

Ce qu’ on appelle un homicide

Car il sont froids et insensibles

Malgré cela restent placides

A la vue d’ animaux qui miaulent

A la voix des hommes qui chialent

Se pissent dessus face aux bourreaux

Dont à la fin coups de marteau

Je n’ aurai qu’ à ronger les os.

 

 

 

Que l’ on m’ excuse

La déesse des excuses

A tous les droits sur moi

Elle fait que l’ on m’ accuse

Sans me montrer du doigt

Elle est telle une muse

Me protégeant du froid

J’ ai bien chaud à l’ esprit qui bouillonne.

En les quatre saisons je sens l’ armure de plâtre se fissurer et me dire à quel point l’ on relâche mes chaînes.

Secrets sacrés

J’ ai appris à lire entre les lignes et à en sauter parfois pour éviter de tomber sur les faits les plus vils de nos livres sacrés, de nos livres secrets.

On aurait pu omettre certaines tragédies sacrificielles et autres guerres de religions qui aujourd’ hui encore font partie du secret du sacré.

Le sacre d’ un roi est encore un moment périlleux, secret et parfois douteux…

Bref, nous sommes dans de sacrés beaux draps !

Dégusterons-nous enfin des moments sucrés ?

Pourrions-nous enfin écrire  -au lieu de les manger- sur du papier sucrine qui ne serait pas la viande fraîche de nos pauvres alligators dont on fait déjà des mocassins ?

Vivement le salé et les salades qui vont avec !

 

En prison

Une humeur à l’ aube des saisons

Un chaleur dont on tire le glaçon

C’ est ma vie

Et ses pleurs

Mes envies

Ma demeure

Qui suis comme invité

A brûler le charbon

Et puis quand épuisé

Je me vois là tout con

Au milieu des bouteille

Et gavé de chichon

Il n’ y a plus dur réveil

Que celui d’ une prison.

 

Les arts du sacrifice

La complice des obsèques

Elle la seule meurtrière

Le coupeuse de pastèques

Sait te prendre par derrière

On hérite des aztèques

La flamme des prières

Qui inculquent la haine

La beauté de la peine

Sacrifice, dentifrice

Piège fatal, choc anal

La sortie est par là,

Oui je me coupe un bras.

 

Les saisons

L’ enfant et la neige jouent ensembles et paraissent se taquiner l’ un et l’ autre.

On y voit des flocons de joie et le début des bourgeons et toutes les princesses du monde essuient un jour ou l’ autre une bourrasque d’ émotion au premier regard d’ un garçon.

La neige, ce feu, ce ciel beige et notre Dieu clament la splendeur du roulement des saisons :

j’ admire cela avec passion.

Détresse Angoisse Rage

 

Craig Owens, chanteur emblématique du groupe de post-hardcore Chiodos incarne par son talent « maudit »  de screamer (chant crié caractéristique du genre), sa dépendance épisodique aux anxiolytiques, et sa bipolarité qui le dévore, un espoir de réussite malgré la maladie.

Bref, y’ en a qu’ un mais on est des millions et on arrive….

 

Le foin magique

Le brouillard a bouffé

Mes sens qui étourdis

N’ ont eu qu’ à mes souliers

Glisser comme un vomi

D’ une bête monstrueuse

Qui avale les chats

Véritable tondeuse

Belle amie de mes rats

L’ arc-en-ciel n’ est pas loin

Cherchons le dans le foin.

 

Ma pierre

Il y a quelqu’ un au bout du crime

Qui m’ empêche de finir la rime

Et qui m’ inculque le soldat

Comme seule et unique preuve de foi

Je n’ ai qu’ à allonger le bras

Et je bascule dans le froid

Je sens déjà la fleur glaciale

Qu’ on verra sur la pierre tombale.

Mon intimité

Quand je crache au pinceau

Ma gorge pleine de sel

Je repeins au couteau

Ces salopes d’ hirondelles

Qui me volent les mouches

Au dessus des piscines

Qui me scindent la bouche

En la brèche églantine

J’ ai alors les remords

De briser corps à corps

La caresse au fleuret

De mon intimité

 

 

 

 

Les salopes

Les liens que les salopes

Traînent à l’ autre bout

N’ atteignent pas ma clope

Mes yeux de marabout

Mais ils accrochent et serrent

Ma gueule de corsaire

Vagabondant plongeant

Salissant fièrement

La dignité humaine

Claquent l’ éclair de la haine

Roulement de tonnerre

Des plus hauts dignitaires

Qui défont cadenas

Dans l’ immense fracas

Des cages des acharnés

Qui ne pensent qu’ à baiser

 

 

Demain la lune

lune

L’ air est plus pur au sommet de la lune

Mais rien ne dure sous l’ effet d’ une brune

Il y a là un grand lac

De poussière de mensonge

Je laisse dans mon lit en vrac

La tristesse qu’ elle éponge

Quand du haut de son cercle

Elle m’ ôte le couvercle

De la reine insomnie

L’ orbe sur moi vomit

Elle laisse sa tâche mauve

Son empreinte de fauve

Dans mon coeur dans mes reins

Jusqu’ à demain matin.

 

 

 

 

Citation

« En bref, la lumière est la forme la plus raffinée de la matière »

Louis de Broglie   

physicien français (1892-1987)

Tel un zombie

Outretombe je crie

La vertu du zombie

Lequel est sans cerveau

Vient m’ effleurer la peau

Quand au bout du cauchemar

Il vient mettre la foire

Dans mon esprit le doute

Suis-je au creux de la voûte

Céleste est ma pensée

Je mourrai cultivé

Valium

Fripée l’ âme s’ étend enfin dans le coton chimique mais si plaisant qu’ il en faut 3 allant bravant les âmes cimetière qui accouche d’ un rêve bleu profond et aérien à la fois.

Le matin crache son soleil et nous domine de nouveau

Parfois l’ on s’ endort à l’ apéro mais ce n’ est point un bon dodo

Les tatoués

Au crépuscule le soleil se meurt

A l’ aube il demeure au creux de ma rétine pour qu’ il persiste dans mon regard nocturne.

Je l’ aime ce soleil, tout le monde l’ aime sauf les tatoués comme moi qui font semblant de l’ aimer pour se faire une place parmi les autres.

Oui je l’ aime, oui je suis tatoué.

J’ ai vaincu

Il aura fallu la fonte des glaces

Pour faire glisser hors de la terre

Mon coeur qui faisait la grimace

Mon Dieu ce poison qu’ était l’ air

Gonflant le fond de mes vieilles tasses

Qui accueillaient maudites bières

Je suis venu, j’ ai bu et j’ ai vaincu.

 

J’ ai tué

Lorsque l’ on touche du bout des doigts

La mort et ses chagrins sanglots

On perd ou l’ on retrouve la foi

Que l’ on traînera sur le dos

On oublie tout ce qui est gras

Maigres les veuves que l’ on vaut

Par la Faucheuse à bout de bras

On est jamais trop gros

Tiré par un chariot

Macabre route

De cendres putains

Sous la flûte

Des creux de mon jardin.

Mon aiglon

Sous le soleil, trait d’ horizon

J’ actionne le fer et les boulons

Je m’ éveille fier pour l’ occasion

De protéger petit aiglon

Sur mon épaule nue

De ses serres fortes il est tenu

J’ embarque mon bateau pirate

Je m’ en vais faire de la frégate.

 

Mon pénis en flamme

On déchire le rideau

Qui nous voilait la face

On écoute les moineaux

Qui ont peur des rapaces

On provoque les badauds

En giclant en leurs faces

On se sent bien vivant

Quand on brise la glace

Laisse moi baiser mamie

J’ ai trop chaud au zizi

Je ne prends pas de drogue

Je tiens bien droit le blog

Comme un pénis en flamme

Que j’ enfonce en madame.

 

 

 

 

 

Des pas froids

Le vent glacé souffle sur mon coeur crépitant

Les veines gonflées par le chaud et le sang

Sur la neige fraîche j’ ai les pas blancs

Je cours, je cours jaguar des neiges

J’ entends fiévreuse la pie chantant

A qui la veut coin de soleil

La chaleur après le sommeil.

Un bouquet

Les bruits du verre

Qui brisent les fleurs

Sont ces guerrières

Qu’ un spectateur

Voit à l’ envers

Pour que les pleurs

Viennent à la terre

Ô que le seuil

Les accueille

En un unique bouquet de feuilles

 

 

J’ ai chaud

Je pénètre dans l’ écran

Et l’ héritage de mes parents

S’ étouffe instantanément

Car la souris

Provoque le cri

D’ un crissement de craie

Et fait d’ un simple souvenir

Les miettes de mon amour

Qui se refont en un baiser réel

Au dehors le froid

Me fait chaud au coeur

Le cri du vivant

La fleur des sables éclot l’ hiver

Tandis qu’ érable fuit sous terre

Et puise en moi toute l’ énergie

Qui me fait pousser dernier cri

Il y a en nous de belle racines

Où les salauds viennent et urinent

Je psalmodie et sous-endends

Mon attachement au monde vivant.

Le flux

Les ombres ont cessé de pleurer

Je peux sortir il ne pleut plus

Il est fini de s’ acharner

Le soleil s’ avouait vaincu

A trop pousser vers le tonnerre

La pluie semblait s’ être perdue

Les sanglots sont tombé par terre

Pour me laisser voir au dessus

La pleine lune une bouffée d’ air

La vie est libre vive la rue

Je suis soucieux mais je veux croire

En toutes les sciences et leurs vertus

Les rêves ne sont plus dérisoirs

De leur désir je suis le flux.

 

 

 

 

A demain

Cette nouvelle âme ce cadeau

Que l’ on m’ a donné au berceau

Cette île nouvelle dans l’ espace

Qui par le temps laisse la trace

Cette nouvelle empreinte de main

Doit me faire croire au lendemain.

 

Un jour je te tuerai

Quand j’ ai volé au magasin

Il m’ a craché en plein dans l’ âme

Il m’ observait tous les matins

Lac de whisky navigue la rame

Je te maudis car je te hais

Je te bénis car je souris

De voir arriver ce vrai dur

T’ exploser net contre le mur

Je saurai bien l’ accompagner

Car c’ est bien moi qui te tuerai

Je boufferai ta pute

Et chierai sur tes gosses

Vigile si je te bute

Je fais vibrer mes basses

 

 

 

 

 

 

Vous aurez tout !

Vous aurez mes boucles d’ oreilles mais pas ma femme ni ma clé usb : il n’ y a pas de câble à l’ esprit ni au coeur.

Je vivrai nu dans la forêt chassant les patates douces et jouant aux échecs avec des écureuils plus malins que le malin

Je chierai des myrtilles et ferai la cour aux sirènes qui me diront que je pue plus qu’ un poisson pas frais

Vous aurez tout sauf ma femme et ma clé usb.

Crachin

Au bras ouverts

Les coeurs sont pleins

Mon sapin vert

Me tend la main

Je tombe à terre

Triste destin

Un trop de verre

Maudit le vin

Qui prend des serres

Mon foie enclin

Mis à l’ envers

Par ce crachin

 

Le chagrin

Les gouttes stoppent leur chute et forme un quadrillage : je vois la folie des nuages qui de là-haut me maudissent parce que je leur souhaite le soleil et la bonté des canyons.

Je sèche instantanément en me subdivisant parmi ces perles d’ ouragan et j’ oublie volontairement de me moucher les oreilles histoire que quand toutes ces sphères cristallines tomberont au sol, elles ne m’ assourdissent pas.

Mais cela n’ arrivera pas, car de la force de mes bras, mes mains, mes doigts, je les renverrai au ciel pour nourrir le chagrin des anges.

Le Dieu sauvage

Le Dieu sauvage est là pour arracher les idées reçues et les concepts. Psychiques ou physiques on remettra à leurs places les choses qui sont à remettre en place.

Une dernière pour la route et le char Arjuna fera basculer tous les records, toutes les guerres et fracassera les mimiques des influenceurs – elle incite à quoi Ayem : à bouffer moins de couscous et/ou à se faire charcuter au bloc ? à pousser les jeunes à être ce qu’ ils ne sont pas ?- .

Le Dieu sauvage déteste le monde entier. Il croit même qu’ il est Shiva le destructeur et qu’ il sauvera le monde en le détruisant.

Avant ça les médailles, l’ honneur et l’ argent qu’ il brûlera pour éclairer la lune.

Tirer la sonnette

Il y a cette rage exténuée seulement après avoir couru des kilomètres et cette chaleur de couleur fauve qui vous ramène à l’ héritage du soleil qui fut un temps dans ses yeux.

En oblique face à tout; même les coeurs sont penchés au chevet du mourant qu’ ils appellent à souffrir dans un monde meilleur :

Un monde meilleur où la sirène n’ est pas d’ alarme mais d’ eau.

Royale petite-amie

Les écrans de fumée

Derrière lesquels j’ installe

Mon épée de brouillard,

Sont autant d’ ornements

Cachés des vues voyardes

Qui me crient qu’ elles l’ ont vue

Qui la scient qui la tuent

Royale petite-amie

Je les ferai débris.

 

 

Mon renoncement

Jusque là tout coulait tranquillement, parfois quelques méandres ponctuait ma vie de malade rongé par l’ absence de feu véritable.

C’ est ce feu que j’ allume et laisserai froisser les journaux qui me dénigreront ou m’ érigeront en héros selon les penchants de la jalousie ou l’ optimiste.

La ferveur de mon corps empli de thé vert gracieux de force

J’ étais penseur, je serai marcheur, coureur, altruiste de mon énergie mentale et physique.

Je saurai quels trains prendre et quels bus éviter. 

Le sentiers sont faits pour nous, les textes sacrés aussi d’ où qu’ ils viennent on les prend, les mâche on les régurgite puis comme le font les vaches indiennes on les ravale pour que le foin passe mieux.

La clé est que Dieu a mis la clé sous nos portes.

 

 

Aquarelle

Elle est loin

Elle est belle

Je sais bien

Qu’ une telle

Parle hautain

Aux abeilles

Le parfum

Goût de miel

Doux satin

Aquarelle

Du destin

 

Christophe

Je pense que mon frère avait peur de la mort, mais au moment venu je suis sûr qu’ il l’ a vue comme une délivrance. Il aimait la vie mais la vie ne l’ aimait pas.

Il était ici comme ange en enfer et se relevait coup après coup. Je pense que c’ était pour sa fille. Il la connaissait  par coeur et l’ aimait du plus intense des amours.

Il n’ a fait aucun choix : il avait son destin comme moi le mien.

Le cri du loup

Loin dans la chambre

Le coeur saignant

Restent les membres

Qu’ en embrassant

Beauté de marbre

Restent les cendres

D’ un corps battant

Gisent dans les ombres

Des gouttes d’ or

Du coeur passion

Et chantent alors

A l’ unisson

Les loups dehors

Les entendront.

 

La coccinelle

 

coccinelle

Cette coccinelle

Qui traverse la rue

A le mérite elle

De se confier tout le corps nu.

Vers la passerelle

Où se trouve le fût

Du si bon miel

Faisant au fleuve en crue

Déborder les guimauves nuages

Etre gourmand est son adage

Toujours rempli en son bagage.

 

 

 

Liberté

J’ ai coloré un mur de vie de mots et de phrases dont l’ encre a fragilisé ma prison de pierre : je peux maintenant briser les cloisons et m’ enfuir vers ce que les anciens appellent « Liberté ».

La magie

Au bord de la magie

On en voit la fumée

Cette étincelle de vie

L’ allumette a craqué

Les silhouettes diffuses

Et les esprit geignards

Ne voleront pas ma muse

Quelque soit le hasard

Personne

Et d’ un coup l’ étincelle

Rappelant son statut

De demi-dieu à l’ Homme.

Et d’ un coup la plus belle

Dévoilant son corps nu

Frappe d’ Adam la pomme.

Personne n’ est à l’ abri

De l’ amour la folie

Un brise-nuque un brise rein

Le plus plein des chagrins.

 

 

L’ année des vendanges

Je remonte

L’ or et le Nobel

Ruisseau de l’ âme, fleuve est de corps

Existence

Il n’ y a plus belle

Que la femme, la veuve, met dehors

La comète sale

De givre

Ivre

On attend Noël

La mouche s’ écrase sur mes lunettes

J’ observe le monde par la lorgnette

Il en verra de moi

Et de ma contre-culture

Et crachera

Car déjà terne

Sur ma sépulture

Ma vieille caverne

D’ où je vois le monde

Et l’ oeuvre parasitée

Merci Marcel pour ces clichés

J’ ai hâte d’ écouter avec toi de la transe

Satanique et vomitoire à souhait

T’ emmener dans mon paradis de licornes

Comme dans Diablo et les failles torturées

Des développeurs qui ont mis sous la porte

Le jeu dont la franchise est morte

Appelez la police

J’ ai vendu tous mes vices

Il me reste un raisin

Pour vous dire coin-coin.

 

 

 

 

Petit castor

Petit castor sans ses lunettes

N’ est pas très fort, n’ est pas très chouette

Il pleut encore sous les fenêtres

Le petit pleure de tout son être.

 

L’ aveugle

Le cramé noir des rues

La foule immense en crue

Et les subtiles esquisses

Qui dessinent les ponts

Oubliés les délices

Et la couleur des sons

Je ne vois plus le rouge

De mes artères qui battent

Je ne vois plus la frange

Du regard qui me flatte

Au bout du crépuscule

L’ espoir est minuscule

Le blanc gris du brouillard

Assombrit mon regard.

Pensée #76

« Quand je joue à la loterie, j’ ai l’ impression de faire la manche aux dieux.

Quand je serai prix Nobel ils viendront me demander l’ aumône »

Fureur

J’ aime parler de la fureur

La fureur de vivre

Celle qui vient achever tes incertitudes

Celle qu’ une chanson déclenche

Une bière en guise de calumet de la paix

La paix entre les rages qui vivent en toi.

 

Fin de siècle

an 2058

Le souffle du passé m’ inspire une crainte de la souffrance.

L’ élixir chromé de son enveloppe atténue la nudité de mon âme.

Je vois des choses, chromées elles aussi et débordant d’ amour pour les bracelets de ma fiancée qui pincent légèrement ses poignets, je la regarde et mes vieilles dents lui esquissent un sourire de fin de siècle.

Délice

Vous pouvez me donner

Des pilules plus fortes

Vous pouvez m’ arrêter

Me mettre les menottes

Et même insinuer

Qu’ elle sera bientôt morte

Mon coeur reste épinglé

Un post-it sur mon âme

Petit bout de papier

Qui fait de moi un homme

Son sourire, un délice

Le voir fondre, un supplice.

 

Le renonçant

Celui qui renonce n’ est qu’ au début de sa vie spirituelle.

Il revient vers les étincelles de la création : le feu et l’ eau, qui ensemble font la nourriture.

Il revient vers le feu du campement autour duquel on récite les textes sacrés aux jeunes qui les découvrent, et aux vieux qui sont déjà loins dans l’ espace.

On boit l’ eau différemment, on apprécie les sons des fleurs et les chuchotements du vent dans les arbres.

On accepte le sommeil et l’ on rêve avec passion : plus rien n’ est cauchemar.

Les poussières du destin s’ entremêlent de l’ un ou l’ une à l’ autre et l’ on mélange les breuvages de telle sorte qu’ ils soient délicieux pour tous.

Il n’ y a plus de conflit, pas même avec soi.

 

Une chanson

C’ est cette chanson qui tape à l’ intérieur et fait se mouvoir l’ âme vive et autonome d’ un homme qui veut sa revanche sur la vie et sur ceux qui ne sentent que le coeur malin.

C’ est cette chanson qui rappelle au cosmos qu’ il nous appartient d’ en faire quelque chose de bon.

Cette altitude que l’ on accroche comme un pense-bête sur l’ esprit ainsi guidé.

On a tous une chanson comme ça : on voit l’ immensité et on se l’ approprie. Pas pour la voler aux autres mais pour faire un déclaration d’ amour à l’ univers

J’ embrasse ma femme, je vois le monde.

Le fruit

Elle est ma vie

Elle est ma mort

Prend mes soucis

Les met dehors

Un arbre à fruits

Et aux fleurs d’ or

Elle saura refermer la boîte

Sans bruit

Pour ne pas tuer mon âme

Et laisser chaud le vent cinglant

Je dirai avec fierté

Que nos esprits et nos corps

En un seul être ont pris l’ unique

Qui à son tour

Tournera les pages du recueil de l’ amour.

 

Mon parfum

La vie est l’ absurdité de la mort

On croit en le nid le refuge

Mais le plus beau est au dehors

Il n’ y a qu’ à crier au plagiat

Pour rendre les larmes aux plus forts

Alors le sang prend teint vert jaune

Comme toutes les photos d’ antant

En même temps que la vieillesse prône

Que l’ on prenne bien plus soin des gens

Je donne ma parole au Seigneur

Qu’ en aucun cas je frappe et heurte

La paroi lisse divinement opaque, mauve, brillantine et les anges en creux des sommets que l’ on croyait plus fous d’ amour que hyène et chair le tout glacé par l’ attentat que fait écrits et mes désirs.

L’ absolutisme est consumé et voici les tripes qu’ il en reste plantées au pieux du désespoir et la dernière note de piano qu’ on se recherche à retrouver dans les battements au coeur troublé inondé d’ âme remplie de veines d’ où poussent les fleurs qui plus enclines à prendre souffle laisse le parfum d’ un schizophrène.

C’ est mon parfum

Chaleur divine

Le sang translate les vecteurs de mon coeur en feu du rythme de la musique : les éléments visibles, audibles et palpables laissent deviner une harmonie des forces entières et gravitent autour du soleil qui perdu dans la lune touchera mon ciel demain et m’ imprégnera de sa source de chaleur absolu.

Ainsi je remercie les dieux.

Les vampires

Lorsque les fleurs tombent du ciel

C’ est pour réconforter les coeurs

Et quand le sel a goût de miel

C’ est pour éponger la douleur

De ceux que l’ on perd d’ un coup sec

Partis visiter les aztèques

Leur coutumes et leurs traditions

Ceux qui font confiance au soleil

Qui chaque matin nous réveillent

Et vient brûler nos coeurs salis

Du jeune sang que l’ on sacrifie.

Ne donnons que la mort à ceux

Ceux que l’ on tue à coups de pieux

Ascète

Au creux de mes mains pleines

S’ ouvrent les fleurs du lendemain

Ainsi la foi n’ est-elle plus vaine

Et m’ offre salut et destin

En la contrée qui m’ interpelle

Germent les esprits des frères saints

Qui mendient l’ eau dans la coupelle

Et ne craignent ainsi plus la fin

Aux milieu des deux bras tendus

Je trouve refuge à l’ orage.