Royale petite-amie

Les écrans de fumée

Derrière lesquels j’ installe

Mon épée de brouillard,

Sont autant d’ ornements

Cachés des vues voyardes

Qui me crient qu’ elles l’ ont vue

Qui la scient qui la tuent

Royale petite-amie

Je les ferai débris.

 

 

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Mon renoncement

Jusque là tout coulait tranquillement, parfois quelques méandres ponctuait ma vie de malade rongé par l’ absence de feu véritable.

C’ est ce feu que j’ allume et laisserai froisser les journaux qui me dénigreront ou m’ érigeront en héros selon les penchants de la jalousie ou l’ optimiste.

La ferveur de mon corps empli de thé vert gracieux de force

J’ étais penseur, je serai marcheur, coureur, altruiste de mon énergie mentale et physique.

Je saurai quels trains prendre et quels bus éviter. 

Le sentiers sont faits pour nous, les textes sacrés aussi d’ où qu’ ils viennent on les prend, les mâche on les régurgite puis comme le font les vaches indiennes on les ravale pour que le foin passe mieux.

La clé est que Dieu a mis la clé sous nos portes.

 

 

Aquarelle

Elle est loin

Elle est belle

Je sais bien

Qu’ une telle

Parle hautain

Aux abeilles

Le parfum

Goût de miel

Doux satin

Aquarelle

Du destin

 

Christophe

Je pense que mon frère avait peur de la mort, mais au moment venu je suis sûr qu’ il l’ a vue comme une délivrance. Il aimait la vie mais la vie ne l’ aimait pas.

Il était ici comme ange en enfer et se relevait coup après coup. Je pense que c’ était pour sa fille. Il la connaissait  par coeur et l’ aimait du plus intense des amours.

Il n’ a fait aucun choix : il avait son destin comme moi le mien.

Le cri du loup

Loin dans la chambre

Le coeur saignant

Restent les membres

Qu’ en embrassant

Beauté de marbre

Restent les cendres

D’ un corps battant

Gisent dans les ombres

Des gouttes d’ or

Du coeur passion

Et chantent alors

A l’ unisson

Les loups dehors

Les entendront.

 

La coccinelle

 

coccinelle

Cette coccinelle

Qui traverse la rue

A le mérite elle

De se confier tout le corps nu.

Vers la passerelle

Où se trouve le fût

Du si bon miel

Faisant au fleuve en crue

Déborder les guimauves nuages

Etre gourmand est son adage

Toujours rempli en son bagage.

 

 

 

Liberté

J’ ai coloré un mur de vie de mots et de phrases dont l’ encre a fragilisé ma prison de pierre : je peux maintenant briser les cloisons et m’ enfuir vers ce que les anciens appellent « Liberté ».

La magie

Au bord de la magie

On en voit la fumée

Cette étincelle de vie

L’ allumette a craqué

Les silhouettes diffuses

Et les esprit geignards

Ne voleront pas ma muse

Quelque soit le hasard

Personne

Et d’ un coup l’ étincelle

Rappelant son statut

De demi-dieu à l’ Homme.

Et d’ un coup la plus belle

Dévoilant son corps nu

Frappe d’ Adam la pomme.

Personne n’ est à l’ abri

De l’ amour la folie

Un brise-nuque un brise rein

Le plus plein des chagrins.

 

 

L’ année des vendanges

Je remonte

L’ or et le Nobel

Ruisseau de l’ âme, fleuve est de corps

Existence

Il n’ y a plus belle

Que la femme, la veuve, met dehors

La comète sale

De givre

Ivre

On attend Noël

La mouche s’ écrase sur mes lunettes

J’ observe le monde par la lorgnette

Il en verra de moi

Et de ma contre-culture

Et crachera

Car déjà terne

Sur ma sépulture

Ma vieille caverne

D’ où je vois le monde

Et l’ oeuvre parasitée

Merci Marcel pour ces clichés

J’ ai hâte d’ écouter avec toi de la transe

Satanique et vomitoire à souhait

T’ emmener dans mon paradis de licornes

Comme dans Diablo et les failles torturées

Des développeurs qui ont mis sous la porte

Le jeu dont la franchise est morte

Appelez la police

J’ ai vendu tous mes vices

Il me reste un raisin

Pour vous dire coin-coin.

 

 

 

 

Petit castor

Petit castor sans ses lunettes

N’ est pas très fort, n’ est pas très chouette

Il pleut encore sous les fenêtres

Le petit pleure de tout son être.

 

L’ aveugle

Le cramé noir des rues

La foule immense en crue

Et les subtiles esquisses

Qui dessinent les ponts

Oubliés les délices

Et la couleur des sons

Je ne vois plus le rouge

De mes artères qui battent

Je ne vois plus la frange

Du regard qui me flatte

Au bout du crépuscule

L’ espoir est minuscule

Le blanc gris du brouillard

Assombrit mon regard.

Pensée #76

« Quand je joue à la loterie, j’ ai l’ impression de faire la manche aux dieux.

Quand je serai prix Nobel ils viendront me demander l’ aumône »

Fureur

J’ aime parler de la fureur

La fureur de vivre

Celle qui vient achever tes incertitudes

Celle qu’ une chanson déclenche

Une bière en guise de calumet de la paix

La paix entre les rages qui vivent en toi.

 

Fin de siècle

an 2058

Le souffle du passé m’ inspire une crainte de la souffrance.

L’ élixir chromé de son enveloppe atténue la nudité de mon âme.

Je vois des choses, chromées elles aussi et débordant d’ amour pour les bracelets de ma fiancée qui pincent légèrement ses poignets, je la regarde et mes vieilles dents lui esquissent un sourire de fin de siècle.

Délice

Vous pouvez me donner

Des pilules plus fortes

Vous pouvez m’ arrêter

Me mettre les menottes

Et même insinuer

Qu’ elle sera bientôt morte

Mon coeur reste épinglé

Un post-it sur mon âme

Petit bout de papier

Qui fait de moi un homme

Son sourire, un délice

Le voir fondre, un supplice.

 

Le renonçant

Celui qui renonce n’ est qu’ au début de sa vie spirituelle.

Il revient vers les étincelles de la création : le feu et l’ eau, qui ensemble font la nourriture.

Il revient vers le feu du campement autour duquel on récite les textes sacrés aux jeunes qui les découvrent, et aux vieux qui sont déjà loins dans l’ espace.

On boit l’ eau différemment, on apprécie les sons des fleurs et les chuchotements du vent dans les arbres.

On accepte le sommeil et l’ on rêve avec passion : plus rien n’ est cauchemar.

Les poussières du destin s’ entremêlent de l’ un ou l’ une à l’ autre et l’ on mélange les breuvages de telle sorte qu’ ils soient délicieux pour tous.

Il n’ y a plus de conflit, pas même avec soit.

 

Une chanson

C’ est cette chanson qui tape à l’ intérieur et fait se mouvoir l’ âme vive et autonome d’ un homme qui veut sa revanche sur la vie et sur ceux qui ne sentent que le coeur malin.

C’ est cette chanson qui rappelle au cosmos qu’ il nous appartient d’ en faire quelque chose de bon.

Cette altitude que l’ on accroche comme un pense-bête sur l’ esprit ainsi guidé.

On a tous une chanson comme ça : on voit l’ immensité et on se l’ approprie. Pas pour la voler aux autres mais pour faire un déclaration d’ amour à l’ univers

J’ embrasse ma femme, je vois le monde.

Le fruit

Elle est ma vie

Elle est ma mort

Prend mes soucis

Les met dehors

Un arbre à fruits

Et aux fleurs d’ or

Elle saura refermer la boîte

Sans bruit

Pour ne pas tuer mon âme

Et laisser chaud le vent cinglant

Je dirai avec fierté

Que nos esprits et nos corps

En un seul être ont pris l’ unique

Qui à son tour

Tournera les pages du recueil de l’ amour.

 

Mon parfum

La vie est l’ absurdité de la mort

On croit en le nid le refuge

Mais le plus beau est au dehors

Il n’ y a qu’ à crier au plagiat

Pour rendre les larmes aux plus forts

Alors le sang prend teint vert jaune

Comme toutes les photos d’ antant

En même temps que la vieillesse prône

Que l’ on prenne bien plus soin des gens

Je donne ma parole au Seigneur

Qu’ en aucun cas je frappe et heurte

La paroi lisse divinement opaque, mauve, brillantine et les anges en creux des sommets que l’ on croyait plus fous d’ amour que hyène et chair le tout glacé par l’ attentat que fait écrits et mes désirs.

L’ absolutisme est consumé et voici les tripes qu’ il en reste plantées au pieux du désespoir et la dernière note de piano qu’ on se recherche à retrouver dans les battements au coeur troublé inondé d’ âme remplie de veines d’ où poussent les fleurs qui plus enclines à prendre souffle laisse le parfum d’ un schizophrène.

C’ est mon parfum

Chaleur divine

Le sang translate les vecteurs de mon coeur en feu du rythme de la musique : les éléments visibles, audibles et palpables laissent deviner une harmonie des forces entières et gravitent autour du soleil qui perdu dans la lune touchera mon ciel demain et m’ imprégnera de sa source de chaleur absolu.

Ainsi je remercie les dieux.

Les vampires

Lorsque les fleurs tombent du ciel

C’ est pour réconforter les coeurs

Et quand le sel a goût de miel

C’ est pour éponger la douleur

De ceux que l’ on perd d’ un coup sec

Partis visiter les aztèques

Leur coutumes et leurs traditions

Ceux qui font confiance au soleil

Qui chaque matin nous réveillent

Et viens brûler nos coeurs salis

Du jeune sang que l’ on sacrifie.

Ne donnons que la mort à ceux

Ceux que l’ on tue à coups de pieux

Ascète

Au creux de mes mains pleines

S’ ouvrent les fleurs du lendemain

Ainsi la foi n’ est-elle plus vaine

Et m’ offre salut et destin

En la contrée qui m’ interpelle

Germent les esprits des frères saints

Qui mendient l’ eau dans la coupelle

Et ne craignent ainsi plus la fin

Aux milieu des deux bras tendus

Je trouve refuge à l’ orage.

 

A bientôt

J’ ai retrouvé cette extase.

Celle de la lumière portée à l’ âme que rien ne diffère.

On me l’ avait confiée une nuit, et je l’ avais noyée. Par peur qu’ elle ne soit qu’ éphémère peut-être.

J’ ai à nouveau confiance en l’ univers : celui qui guide le faisceau de ma vie.

Et parmi les mystères, je n’ ai plus qu’ à choisir

Je suis fort, sincère et j’ ai les idées claires

A bientôt…

 

 

On s’ y noie

Etre propulsé dans la réalité ça fait peur.

Le souffle au dehors m’ aspire juste par le corps.

L’ esprit reste dans son carcan et boit la musique et s’ y noie et ronge et rouille la cavité des yeux.

Les poumons s’ affaissent fasse à la gravité mettant l’ âme en solitude de silhouette.

Les lampes multicolores me laissent le souvenir des guirlandes de noël de mon enfance.

Mais les sapins on brûlé toutes les cigarettes en hommage à mon frère.

J’ allume une brindille d’ encens.

 

Suite et début

Il n’ y a pas de route tracée vers l’ absolu : on choisit sa route et on la mène vers l’ absolu.

Sans piège qui ne saurait être évité ou broyé jusqu’ à l’ âme pure : celle qui fascine les neurologues sous le doux nom de REVE

On rêve une vie qui mène au bout des choses, d’ une chose qui par delà la fin donne aux autres un début.

 

La ronde

Le semblant d’ un point au coeur

Une impression de fin du monde

A côté de mes soeurs

La divine demande

D’ être mieux sur la Terre

Un petit goût d’ amande

Petit frère la torture

S’ évapore dans la blonde

Que je souffle en ratures

Qui via mon foi me sonde

Change alors la tournure

Qui fait tourner la ronde.

– Je me suis procurer deux livres : un sur la mécanique quantique et un sur la relativité général. Parce que j’ ai envie de me prendre pour dieu en unifiant ces deux écrits. S’ il point à vous de trouver la paix interstellaire, veuillez croire en mes bons sentiments pour cet univers – 

 

 

J’ avais perdu les sens

Obscurci l’ oeil par Maya l’ illusionniste qui me brouillait avec les orages que j’ aime par dessus tout, j’ avais la cruche en berne et ne voyais point/plus mon cher atman, ce coeur essoufflé par le whisky hindou que j’ aime par dessus rien.

Je fais donc le pacte avec la plaine et les nuages de leur toucher le point commun à l’ horizon chaque matin que Shiva me laisse poindre.

Je mets mes sandales, mon sarouel, un débardeur et je prends les chemins.

Poumon en difficulté

Le ciel se brise comme les rames

La banquise est encore loin

Il faudra la force de mille femmes et l’ innocence de 10 enfants

Tout ça est déjà en moi depuis la veille de ma naissance

Je n’ ai plus qu’ à activer les douze travaux.

Comme un adepte de triathlon sans son vélo.

Il n’ y aura donc que la nage et la course à pieds.

Les poumons fleuris par l’ arrêt de la cigarette.

Je vis

Il m’ en aura fallu

Des lettres et des mots

J’ en ai vidé des fûts

J’ ai été maigre et gros

J’ ai vu tomber l’ obus

Sur ma plaine schizo

Alors maintenant la guerre est finie, par delà les barbelés qui me retiennent sur mes pieux qui peu à pas prennent forme d’ une silhouette en la neige et l’ ambroisie si tant miel que les bonbons de mon enfance aube de ma vie. Un crépuscule agité s’ annonce.

 

Une main

C’ est beau une main sculptée par le travail ou par la dépression.

Elle est forgée aux brûlures et au maçon.

Elle est élastique pour attraper la télécommande et le cierge et l’ encens qui font l’ âme.

Elle se promène le long de mon cou et m’ étrangle de douleur de savoir qu’ il y a la mort.

Mais une main ouvre un recueil de poésie et -manivelle- tourne les pages de mon âme qui est jaunie. Pas comme une vieille photo mais comme l’ illumination des grandes oeuvres ; alors je me remets au travail.

 

Loulendo

Les arbres poussent trop vite : je n’arrive pas à les arracher à leur coeur terre. Je veux du béton et des fenêtres. J’ accorde les panneaux solaires au plus cher. Mes bras sont multiples et longs pour faire signer et récolter les frais de dossier avant que les bêtes aient tout envahi et fait fuir les deux mi-asuras amoureux des belles choses.

Je pars donc en vacances les poches pleines le teint du coeur noir charbon mais l’ esprit de cadavre exquis que je laisse sur place les veines 2 grammes à gauche et à droite.

« Mince, le schizophrène a encore mon numéro il va me tracer jusqu’ à Paname, il faut cacher les enfants et le chien, ces gens là sont capables de tout ».

Vocabulaire

Livres

Agénésie : arrêt partiel ou total du développement

  • D’un tissu (ensemble de cellules).
  • D’un organe.
  • D’une structure.
  • D’un membre pendant la vie intra-utérine, ceci durant la vie embryonnaire, entraînant des malformations ou des monstruosités.

-Agésilas II

Agésilas II, né en -444, roi eurypontide de Sparte de -398 à -360. Il est l’un des plus grands chefs militaires de son époque, réputé pour sa grandeur d’âme et son courage.

Il règne conjointement avec Pausanas Ier(398-395), Agésipolis Ier (398-380), Cléombrote II (380-371), Agésipolis  (371-370) et Cléomène II (370-361) de la famille des Agiades.

Viande

Je vis dans ce monde pour une éternitude à blâmer. Je profite de tout sans vergogne et à la table de n’ importe qui servant de la pression à revendre et à recouvrir d’ un linge propre à la sortie de l’ établissement.

J’ aime plus la viande depuis que mon frère est mort.

Heureusement qu’ il s’ est fait incinérer sinon j’ aurais pleurer sa putréfaction; je préfère qu’ il vole au vent !

La chambre est en lumière : force à moi et à mes évangéliste qui crament.

Craig me l’ a dit

Je découvrirai la vraie nature du cosmos. J’ en déterminerai les cas et les hypothèses. Les preuves et le théorème. Ultérieurs, antérieurs. A voir ou à revoir. Les médocs plein le sang ou les artères bouchées. Je vaincrai l’ isolement en parlant en rêve à Einstein et aux érudits, en jouant à Wow ou au échecs, en faisant du vélo ou en passant mon permis. Les attentats s’ arrêteront lorsqu’ ils s’ arrêteront dans mon multivers. Mon multivers basculera quand mes proches ne me supporteront plus ou bien quand ils sauront faire sans moi. Je laisserai une descendance promis : Craig me l’ a dit.

Angélique

bhakti

La peau fragile, la gorge facile, j’ ai le groin du foin, je suis un porc qui, bien-nommé habite en Autriche du Sud et flanque des raclées aux bandits que je n’ ai pas compris :

Il voulaient chiquer du tabac en allumant les croix du sud et de l’ Est venu en sanskrit guider les inconscients qui pullulent au culte de Satan gorgé de plaies indélébiles mais fructueuses pour leurs trésors qui j’ en suis sûr apparaîtront dans vos livre de cuisines

La mort vous fascine tant qu’ elle vous obstrue les canaux sanguins et laisse votre pieuvre de cerveau à l’ abandon. Selon Shiva dites vous qu’ il existe une bouche au lendemain et un « après cosmos » où les êtres revivent et ceci à l’ infini.

Alors dites vous qu’ on est comme dans un entonnoir ; on est multiples, ensorcelés ou pas, à en démordre pour sortir à son sens angélique.

Vocabulaire

 

Livres

Agaceries : manières coquettes et provocantes d’ une femme qui cherche à séduire

Agalactie : absence de lactation après l’ accouchement

Agamemnon : fils d’ Atrée, roi légendaire d’ Argos et de Mycènes, chef des grecs devant Troie. Il sacrifia sa filles Iphigénie pour obtenir des vents favorables à la flotte grecque bloquée à Aulis. Sa femme, Clytemnestre, et l’ amant de celle-ci, Egisthe, l’ assassinèrent à son retour à Argos.

Peu importe

C’ est bizarre comme la vie te propulse d’ un obstacle à l’ autre, mur contre mur et si t’ as pas de chance, un parpaing dans la gueule mais bon ça fait réagir : te terrer comme un rat enragé chassé par les flics, un clébard au chenil qui attend qu’ on le transfuse de bonheur ou bien mettre des coups à ce bloc de pierre et résister.

Dans la nuit, dans les rêves, dans le jour, les hallucinations qui hantent ceux que tu prends par la main pour des contrées inconnues faites de merde ou pour d’ autres fantaisies alpines ô oui montagnardes, là où la pollution ne reste pas.

Alors faisons la vie ici : comme au sommet d’ une montagne qui ne se formera que dans 1000 ans… peu importe.

Wow : se battre à l’ alarme

wowp

Je ne comprendrai pas notre cosmos en jouant à des jeux en ligne mais je vivrai des épopées en compagnie de fées et d’ orcs qui poussent le vice du bonheur jusqu’ à l’ incompréhension de la guerre factice que l’ on se livre chaque soir sur les champs de bataille le sang à l’ oeil de pouvoir trancher la main que l’ on empoignera le lendemain au boulot ou l’ alarme au coeur qui palpite de cogner à la souris une camarade de classe à qui l’ on fera la bise.

Om

La mère patrie

chat mili

Un chat venu d’ enfer

Crisse et griffe l’ acier

Mourant absorbant de la Terre

Il vient de se désincarner

Pour prendre fleur de lotus

A qui veut donner la vie

Un américain ou un russe

Il servira bien sa patrie.

 

Sous terre

Mon frigo est vivant

Calculateur de froid

Il réveille au printemps

Les fruits et l’ estomac

Puis conserve la preuve

De ma venue en lui

Il ne sera de pieuvre

Jamais en avarie

Qu’ arrive-t-il au pauvre homme

Qui ne prend pas la mer

Aller chercher une pomme

D’ Adam dans le cimetière

Les rats feront festin

Sous terre est son destin

 

 

 

Citation

Les bras grands ouverts du cerisier en fleur me traversent comme s’ il embrassait quelqu’ un d’ autre derrière moi.

NoireClaire Christian Bobin

Le souffle vital et les cacahuètes

VI-i-13 : Alors, au moment où le souffle vital s’ apprêtait à sortir du corps, il déracina les autres organes tout comme un beau et noble cheval déracine les pieux auxquels on l’ a attaché. Les autres organes s’ exclamèrent « Par pitié, ne t’ en vas pas nous ne pouvons vivre sans toi. (extrait des 108 upanishads)

Le souffle vital est donc primordial, au contraire des autres sens et capacités. Cependant, chacun a ses failles ; j’ aime les cacahuètes…  peut-être pourrai-je m’ en passe passer dans une vie plus sainte ? =)

cacaouete

Mesurer le fond diffus du big bang

cobe

Le satellite Cosmic Background Explorer a été lancé pour procéder à l’étude du fond diffus cosmologique, rayonnement électromagnétique issu de la phase dense et chaude de l’univers primordial. Il a été émis environ 380 000 ans après le Big Bang.

Vocabulaire

Livres

African Queen : film de John Huston avec H. Bogart et K. Hepburn.

L’Afrique en 1915. Charlie Allnut, américain, transporte sur son bateau ‘l’African Queen’ toutes sortes de marchandises qu’il distribue dans les villages. Il prévient le révérend Sawyer et sa soeur Rose, tous deux sujets britanniques, de l’approche des troupes allemandes. Il revient le lendemain et embarque Rose, pensant la déposer en territoire neutre. Cependant, décidée à lutter, elle l’oblige à descendre les rapides du fleuve pour rejoindre les Anglais

Afrikander : Relatif aux habitants de l’ Afrique du Sud d’ origine néerlandaise parlant l’ Africaans

Le sang

Si les ruelles s’ exhibent

Prennent le chemin du mal

Je préfère qu’ on m’ imbibe

Exclu du littoral

Comme un poisson volant

Du sable au vent du sang.

 

Citation

J’ épluchais une pomme rouge du jardin quand j’ ai soudain compris que la vie ne m’ offrirait jamais qu’ une suite de problèmes merveilleusement insolubles. Avec cette pensée est entré dans mon coeur l’ océan d’ une paix profonde.

NoireClaire, Christian Bobin

Gayatri mantra

 Livre ouvert

Le Gayatri mantra – souvent appelé simplement « la Gayatri » – est une des plus importantes et sans doute la plus universellement reconnue des prières dans l’hindouisme. Ses origines remontent au Rig-Veda, et elle est traditionnellement récitée par les brahmanes au lever et au coucher du soleil (et éventuellement à midi), en hommage à celui-ci. Ses traductions et ses interprétations connaissent de nombreuses variantes.

Om Bhur bhuvah svahah
Tat savitur varenyam
Bhargo Devasya dheemahi
Dheeyo yonah prachodayaat.

   Traduction : Om, O Seigneur! Tu es la Source de Lumière omniprésente, Celui qui soutient, Celui qui protège et Celui qui dispense la Joie. Enflamme, allume et inspire notre intelligence pour que nous puissions posséder les Qualités éternelles.

Science (astronomie)

bigbang

Le 1er juillet 1983 le tout premier satellite astronomique de l’ histoire est placé en orbite par la Russie

Son but : sonder le rayonnement fossile du big bang.

Le russes coiffent donc au poteau les Américains en réussissant à prendre une « photo » d’ un rayonnement originel  appelé « spectre de corps noir« 

Vocabulaire

Livres

-admonester : faire une remontrance à, réprimer, blâmer.

-Adonis : astéroïde découvert en 1936, dont le diamètre ne dépasse pas 3 km. Du fait de son orbite très excentrique il est susceptible de s’ approcher très près de la Terre (3 000 000 km).

Malade

Une mère à la clinique

C’ est un fardeau pour l’ esprit

La moindre crise de panique

S’ enclenche à quelconque bruit

Cette crainte abandonnique

Fait de l’ air parfum moisi

Alors on croit le médecin

Qui nous dit que tout ira bien

Le feu interne

Brahmana IX

Le feu interne dans l’ être humain qui digère la nourriture consommée est Vaishvanara (« qui appartient à tous les hommes »). Il émet un son, que l’ on perçoit lorsque l’ on se bouche les oreilles. Lorsqu’ un homme est sur le point de quitter son corps, il n’ entend déjà plus ce son.

Trous noirs et big bang

bigbang

Roger Penrose a démontré qu’ il existe une singularité -un point concret mathématique- au fond d’ un trou noir

Il rencontre dans les années 1960 Stephen Hawking qui inverse ce raisonnement pour l’ appliquer au big bang et à l’ expansion de l’ univers

Les deux savants démontrent alors un théorème selon lequel il existe ,de la même manière, un point mathématique concret à l’ origine de l’ univers.

C’ est le point mathématique de Friedmann lequel avait découvert que les équation d’ Einstein permettent la description d’un univers en évolution et avait introduit pour la première fois l’idée d’un univers en expansion.

Vocabulaire

Livres

-adamantin : qui a la dureté et l’ éclat du diamant; se dit aussi des cellules qui sécrètent l’ émail des dents

-John Couch Adams : (Lidecot, 1819 – Londres 1892), astronome anglais. Il calcula, en même temps que Le Verrier, la position de Neptune.

A l’ horizon

Quand on a pris le goût à tout

Surtout au cinquième élément

Sommeille au bas comme le courroux

Un bête frêle qui mélangeant,

Arrête l’ eau, dessus du cou

Près à bondir sur l’ occasion

De retrouver bel horizon.

 

Cercle de feu

Dans le navire des souvenirs

Je met certaines choses à tribord

Ceux qui permettent de sourire

Je les mets en mes bras très fort

Et lorsque je lâche du leste

J’ accroche un petit point luisant

Je contemple la voûte celeste

Et mes secrets au firmament

Dans ce cercle là-haut le feu

Me fait pleurer un petit peu.

 

 

 

Le lit

Sur le sol englouti

Nichent deux colibris

Qui attendent leur lit

Arrivera-t-il à temps

Pour remplir les champs

De leurs petits enfants ?

 

Toi l’ ultime

Rendre hommage aux plus tristes

Ceux qui hors de la piste

Creusent au fond de la tombe

A la recherche d’ une bombe

Ce coeur qui a saigné

Lorsqu’ elle a dégainé

La faucheuse

Sablonneuse

Ultime

Victime

 

Ou en psychiatrie

Cette nuit en rêve j’ ai senti le souffle de l’ explosion du big-bang et c’ était magnifique de puissance. J’ étais parmi les astres soufflés et pris d’ énergie du mouvement. Je pense que c’ était pour me rappeler à la science et à ses vertus pulsives et fédératrices. Celles qui vous prennent pour des héros de l’ impossible : le possible de raconter ce que l’ on a dans la tête à des personnes compétentes en science, en sciences neurologues ou en psychiatrie.

La maladie perdue

La perte d’ un cher est une perte à envier

Car l’ on voyait en lui le monde tout entier

De sorte qu’ une fois perdu

On se sent les pieds nus

C’ est alors que l’ on voit

L’ herbe fraîche qu’ il frôlait

Et l’ air qu’ il respirait

On comprend mieux alors

Qu’ être triste est un tort

On sent mieux le bonheur

Quand on sait la douceur

Qu’ un proche a bien tenu

Comme on braque et on tue

La maladie perdue

 

 

 

Sur un son de pop hindou

Il fût un temps où sur un son de pop hindou

Il ne resta plus qu’ un singe sage en haut d’ un bloc

Pour alors aiguiller les fous

Et prendre part au sacrifice du lac

Magnifique fourre-tout de hippies plein de sous

Prêt à claquer du fric

Dont l’ espoir aurait été d’ attraper Vishnou

Comme un oiseau que suis-je maigre

De vous bouffer l’ horloge à trous

Qui attire la foudre

Et fait de moi le fou

Qui vous rend aigre.

 

Sur le fil du karma

Il nous arrive à tous d’ avoir des choix à faire. On est alors sur le coup du bien et du mal. Ce matin j’ ai fait tomber deux trois gouttes de café près de la poubelle et j’ ai eu un moment de doute : ramasser en pensant à ma femme qui n’ aurait donc pas à le faire ou être fainéant et m’ économiser.

La solution paraît évidente : penser à ma femme.

Cependant, il est possible que si j’ en n’ eus pas la force et qu’ il faille que je me préserve pour telle ou telle action ultérieure plus importante -pour le bien de ma femme ou mon karma en général- que je décide de laisser ces deux trois gouttes de café au sol et inflige au karma de ma femme d’ être bonifié  en la laissant nettoyer.

J’ ai ramassé le café.

Et vous, vous êtes-vous déjà retrouvé sur le fil du karma ?

Val

Par le charme des yeux

Revient l’ âme à nouveau

C’ est pour caresser mieux

Que le grain de nos peaux

Echangent les écritures

Creusant de nos sillons

Le chemin de voiture

Mon coeur en livraison

 

 

Les rideaux

Il y a des rideaux couvrant mes fenêtres. Je crois que c’ est pour entraîner mes yeux à mieux voir la lumière bleue de mon ordinateur.

Un jour je les grignoterai patiemment ou bien dans un accès de réalité, je les arracherai et je verrai les montagnes et j’ irai l’ escalader.

Ou bien irais-je acheter une baguette.

Destin

Comme lorsqu’ après les grands combats

Le loup regagne sa tanière

Je laisse la trace de mes pas

Ensorcelées sont les ornières

Qui mènent à mon combat de croix

Les drames ne sont plus mon affaire

J’ en ai encore tout plein les doigts

De mon gâteau de fromagère,

J’ exhibe ma joie

De pouvoir taire

Ceux qui trop vite

Brisaient les rites

Ceux de ma foi

Dont j’ étais fier

J’ arpente dès lors les rues et les chemins

Avec ma belle main dans la main

Je sais qu’ être avec Valérie

Sera mon coeur frappant destin.

 

Amour solaire

Les fleurs blanches tout au bout des roseaux

Tire tes hanches vers le grain de ma peau

S’ il y a en ce monde une quelconque osmose

C’ est mon amour pour toi que je raconte en prose

Chanceux sont nos deux coeurs

De s’ agripper à l’ heure

Où les plus beaux soleils

Souhaitent notre réveil.

 

 

 

Ne t’ en va pas

Je façonnais une telle armure

Qu’ au bout je ne voyais que moi

Du moine je voulais la tonsure

Alors que j’ ai les cheveux gras

Je cherchais miel et confiture

La on l’ on bouffe les abats

Je cherchais le beau ciel azur

Alors qu’ au fond mon coeur rougeoie

Je ne veux pas de haute-couture

Même pas de vos plumes d’ oie

Je me laisse prendre vile pâture

Avec le temps ne t’ en vas pas.

 

 

 

Je ne baisserai pas les bras

Quand les veuves blanches m’ auront écrit

Sera la fin de mon récit

Elles porteront en auréole

Plein de sang et puis de la gnôle

J’ aurai plaisir à partager

Saveur âcre de mes versets

Je monterai triste mon fiel

Mon âme heureuse en arc-en-ciel

Je mène le dernier des combats

Je ne baisserai pas les bras.

 

 

 

Caca

Lorsqu’ on évacue mal

Les pensées qui nous rongent

C’ est par la voie anale

Que l’ on passe l’ éponge

C’ est vrai que faire caca

Fait du bien aux malfrats

Comme aux fées raffinées

Chez qui ça coule du nez

Donc faire pétiller l’ eau

Facilite le transit

Et l’ on se sent plus beau

Oh my god, oh my shit !

A ras-bord les toilettes

Mon anus est en fête !

 

 

Les créatures esthètes

Un nain barbu, poilu, musclé, bourru sachant tirer au fusil comme personne, se laissait discutailler le bout de gras par une elfe raffinée, parfumée, apprêtée et prête à jouer de l’ arc.

Tous deux complexaient : l’ un sur un nez lui paraissant trop gros et l’ autre voyant de plus belle augure des oreilles moins en pointes. Chacun tentant de rassurer l’ autre en avançant des arguments réconfortants comme le mystifiant regard de l’ elfe ou la taillure musculaire parfaite du nain.

Et incroyable que cela se fit les deux énergumènes se mirent à tant se complimenter que cela se mû en une sorte de flatterie dragouillarde qui les mena à l’ auberge du comté de l’or où je m’ arrêterai là pour ce récit -par pudeur-.

Splendide

Une décharge, à ciel ouvert, enchevêtrement de chaussée et de caddies, splendide, architectural, dévotion d’ ordures.

Un miaulement

au milieu

un chat piégé.

sordide.

Je vois

Je vois en les mots l’ espace entre les paroles de Krishna

Je vois en le cosmos le plaid qu’ il m’offre pour toujours

Je vois les traces enfin de mes pas derrière le soleil

Je vois l’ ombre d’ un doute qui s’ efface quand la lune se fond avec mon coeur

Je vois des hommes et nos ancêtres qui ont catalysé le savoir des millénaires où je n’ avais ni la foi ni la grandeur d’ esprit pour m’ y consacrer.

Aujourd’ hui je vois et je sais lire

Aujourd’ hui je sens et je sais écrire.

Je prierai

A la vitesse d’ une mitraillette

Arme au poing chantant le mantra

Je n’ ai de cesse et je feuillette

Le recueil des morts au combat

J’ essuie les larmes de fillettes

Dont la froide prise morsure

A fait craché pointues paillettes

Comme seule rempart à la torture.

Je chanterai le matin, je chuchoterai au crépuscule

Et je prierai le destin pour que le mal recule.

 

 

 

 

Chaud-froid

Je vais laisser sur le chemin

La trace glacée de mon sourire

Celui qui chaud tenait la main

Froid parfois évitant le pire

Brûlant en sera mon destin

Poussez votre dernier soupir.

 

Crash (David Cronenberg)

Ceux-là qui veulent mettre en pâture

Leurs divins baisers ossature

Restent pantois vers l’ accident

Leur sexe alors tout palpitant

Meurt avec l’ ombre de leur âme

Il prend une dernière fois madame

L’ esprit déroute en clé de voûte.

L’ au-de-l’être

C’ est comme des pics de réalité qui fusent dans ma tête et laisse ainsi la lumière pénétrer moi l’ illuminé qui d’ absolu ne lui reste que la plume. J’ attaque mes peurs et mes amours qui se distillent en perfusion régulière ou en shoot choquant. Lorsqu’ un bon Manu Chao vient mettre tout ça en musique les vagues de délire imbibent mon esprit et me font voyager vers vous : l’ au-de-l’ être.

Alors plus besoin de creuser je connais le chemin vers la vie.

Le relief de la vie

Si l’ on croit au destin, il est évident qu’ il y a un ordre des choses. Il est alors question de le dévier, de l’ empêcher ou de l’ embrasser.

Le dévier nous emporte vers une frontière à l’ inconnu et contraint nos convictions, nos croyances. C’ est possible mais il faut faire confiance à sa confiance intérieur.

L’ empêcher crée une distorsion : un multivers creusé vers un autre. C’ est possible et vivement conseillé si l’on perçoit la naissance imminente d’ une carrière criminelle.

L’ embrasser paraît alors une option fainéante. Cependant l’ on peut aussi y voir un parfait parallélisme entre l’ âme et notre vie.

La vie a donc un relief complexe à suivre mais – j’ en ai la conviction –  a un noble destin.

Chacun le façonne, chacun le fredonne…

Vers la vie

J’ en ai gardé sous la semelle

On m’ a reniflé les aisselles

Pour me mettre au bout du rouleau

On m’ a refusé le boulot

Celui qu’ on attribue aux autres

Ceux dont la petite cervelle propre

A l’ agonie dans leurs papiers

J’ ai d’ autres contrats à signer

Ceux qui m’ emmènent en la lune

Et ne se signent qu’ à la plume

Je pardonne donc les va-t-en-guerre

Sans même savoir quelle est la leur

Ceux là aussi manquent de souffle

Je m’ en fiche j’ ai le goût du trèfle

Je ne suis certes pas humaniste

Mais l’ âme besogne d’ un botaniste

Qui attend ô soleil durant

La belle gifle du printemps.

 

 

 

 

France

La vie avance

Et le temps coule

Le vie est rance

Quand je me soûle

En apparence

Je me sens cool

La délivrance

Qui se déroule

Met la balance

Entre les foules

Une arrogance

Je me défoule

Mais dans la danse

Il y a la houle

Qui met en transe

Qui le veut croule

Sous l’ existence et sous la France

On est maboules sous nos cagoules

 

 

 

Syllogisme #3

Elle porte en son coeur quelque chose d’ unique

Quelque chose d’ unique est extraordinaire

La bonté de son coeur est extraordinaire

 

 

Ogame bordel !

Suis-je condamné ?

A ma gauche les inactifs

Ils sont bien gras et tout bouffis

Car il ont arrêté

Et la gorge leur serre

De ce que je prends d’ eux, misère.

Je bombarde leur terre

Et suis très vite parterre

Vertiges du café

A rester allumé des heures

L’ écran se cale sur la rétine

Et tout passe

Le temps, l’ argent,

Qu’ est-ce que seront mes enfants

Liés à l’ agonie des croyants lobotomisés qui eux s’ articulent

Violemment, évidemment comme propres du genre

Humain qui se respectent

On enflamme le carbu et on suce les deutiers

Qui parmi eux ont les flèches

De reposer à l’ instant

Thé c’ est ma pause café.