J’ ai commandé à Dieu

Une main neuve et sacrée

Lui le plus grand des pieux

Il me l’ a accordée

Comme on accorde une guitare

A son fils bien-aimé

Et ainsi lui faire croire

Qu’ à la perte d’ un frère

Il pourra lui crier

Son mal-être en ces cordes qui hurlent

Et guide le parti en exil

Vers son chemin glacé, que dis-je cryogénisé.

C’ est Shiva ô mon Dieu dont l’ apocalypse

Prend sa place sous mon aile.

J’ entends de l’ éclat du désespoir que la fin est proche

Je donne au chat à boire et glisse la lame en poche

J’ irai couteau à couteau

Demander des comptes à tous les curés

Qui malencontreusement auront de mon canif

L’ éclat rouge soyeux vif

Des enfants que l’ on prive de musique

Mon Dieu la face du monde est juste un brin tardif.

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3 réflexions sur “Le canif

  1. Une histoire qui se posa sur le cœur d’un mendiant(e) :
    Avec Quelque chose qui vient de Lui…

    https://naissanceetconnaissance.wordpress.com/2016/09/06/lhomme-aux-cailloux/

    Un homme, assis au bord d’un ruisseau, était à faire ses comptes.
    Il avait une bourse emplie de cailloux de toutes sortes.
    Il les avait placé en petits tas et les regardait presque avec amour.
    N’était-il pas à les aduler, d’une certaine façon ?
    Il les caressait et leur ôtait la poussière soigneusement.
    Il leur parlait aussi.
    Chacun était particulier.
    Il les connaissait tous par cœur.
    A chacun, il avait donné un nom.
    Ces petits cailloux lui racontait sa vie entière.
    Pas un seul qui n’était privé de cette mémoire.
    L’homme était souvent surpris, car, tous étaient à lui rappeler les moments de son existence qu’il avait parfois, lui-même, oubliés.
    Il lui arrivait de mettre certains cailloux de côté.
    Les moments qu’ils étaient à lui remémorer étaient assez douloureux.
    Il préférait réunir les plus beaux cailloux.
    Les plus beaux moments.
    Ceux-là avaient sa prédilection.
    L’homme savait, pourtant, que chacune de ces petites pierres était son trésor.
    Maintenant qu’il était parvenu à l’hiver de sa vie, qu’allait-il faire de tout cela ?

    Il en était là de ses pensées, lors qu’apparut un vieillard, tout comme lui.
    Ce passant ressemblait beaucoup à un ermite.
    Il était vêtu tout de blanc et tenait un bâton.
    L’étranger le salua et lui demanda à brûle-pourpoint : « Donne-moi ces cailloux ! »
    L’homme resta interloqué.
    – Comment cela ? Tu me demandes toutes ces petites pierres ? Pourquoi devrai-je te les donner ?
    – Ne discute pas, L’Ami, donne-les moi !
    Notre homme resta un moment silencieux et circonspect.
    Il pressentait qu’il n’avait pas affaire à n’importe qui.
    Aussi, il lui répondit de la sorte :
    – J’accepte de te donner ces cailloux, mais à une seule condition.
    – Quelle est donc t-elle?
    – Je te donnerai un caillou chaque jour. Je ne peux me résoudre à tous te les abandonner de la sorte.
    – Ecoute, je ne suis pas là pour discuter. Donne-moi tous tes cailloux, et n’en parlons plus.
    – Bon, je veux bien te donner ceux que j’aime le moins, et reviens demain, je te donnerai le reste, si tu veux bien.
    – L’Ami, donne-moi tous tes cailloux, là, de suite. Dans le fond, ce ne sont que des cailloux !
    – Détrompe-toi, chacun de ces cailloux sont les moments concentrés d’une vie entière. J’en ai compté quatre-vingt-dix-neuf. A chacun, j’ai attribué un nom.
    Ils sont tous ma mémoire.
    – Justement, tu me les dois.
    C’est alors que l’homme comprit.
    Il fut pris de sanglots.
    Ses épaules étaient voûtées, accablé, qu’il était.
    – Si je te les dois, Toi, L’Ermite, je n’ai pas grand chose alors à te donner. Je me rends compte que ce que tu m’as prêté a perdu de sa valeur.
    Ce ne sont que de misérables cailloux. Ils renferment tous mes secrets, même les plus improbables. Que puis-je te donner, lors, que tout cela ne vaut rien.
    Je suis à me rendre compte que même à mes yeux, tous ces moments sont insipides et sans valeur. Néanmoins, je te les rends et te prie de bien vouloir me pardonner. Je n’ai pas su garder tout cela et ma dette est grande envers Toi. Sois indulgent envers le manant que je suis.
    – Tu as chéri ces moments et te voilà tout retourné, soudain ?
    – Ton insistance a mis en moi cette certitude: cela ne m’appartient pas.
    Si cela ne m’appartient pas, alors, qu’ai-je à faire de ces cailloux ? Je peux juste regretter de ne pas avoir pris soin de ce qui n’est pas à moi, lors, que je le sais, Tu m’avais donné cela tout intact. Prends, prends ma vie. Prends-la, je Te la dois.

    L’homme rassembla toute cette existence et la donna, à ce qu’il savait, maintenant, être plus qu’un simple ermite.

    Celui-ci s’empara, sans hésiter, des cailloux.

    Tandis que l’homme s’était effondré, L’Ermite lui tendit quelque chose.
    – Tiens, lui dit-il, voici en échange !
    L’homme leva la tête et vit que cette singulière personne lui offrait un pur diamant.
    Il s’écria : Comment, comment, à la place de mes pauvres cailloux, Te voilà à me donner ce Diamant, c’est de la pure folie !

    L’homme, alors de lui répondre : C’est que pour Moi, ta vie est bien plus précieuse que tu ne le crois, voici le centième caillou que je te dois ! »

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